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De la grande distribution à la sophrologie

 

Article de Gaëlle Rolin, paru le 10 avril 2008 sur www.madame.lefigaro.fr

 

Pendant vingt ans, Chantal a travaillé pour une grande enseigne d’électroménager. Le week-end, elle faisait du théâtre, montait des spectacles d’animation, se déguisait en clown. Tous les trois ou quatre ans, elle postulait pour changer de poste en interne, histoire de ne pas se rouiller. Son premier congé individuel de formation, c’est en bureautique et informatique qu’elle l’a demandé, afin de valider un certain nombre de compétences.

 

« Le fait d’avoir à élever seule un enfant a déterminé tout le reste. » Mais ne l’a pas empêchée de rester persuadée qu’elle ferait, à un moment donné, ce qu’elle voudrait : « Je savais que la première partie de ma vie serait alimentaire, et que la deuxième, quand ma fille volerait de ses propres ailes, serait pour moi. » La retraite ? Elle ne l’a jamais envisagée comme la fin de sa vie professionnelle : « J’ai toujours considéré qu’à 50 ans, j’arriverais à un âge d’or, où je pourrais exploiter tout le potentiel accumulé au cours de ma vie. »

 

 

Elle laisse donc sa fille grandir, et prépare tranquillement sa reconversion. « Dans mon métier, ce qui me manquait, c’était l’humain, faire passer quelque chose d’utile. » Elle s’oriente vers la sophrologie et se forme tout en continuant à travailler : « J’ai pris des cours tous les week-ends, pendant deux ans, au CEAS, le Centre d’études et d’applications de la sophrologie de Paris. » Elle adhère tout de suite. Mais parce qu’il lui faut un peu de temps et de fonds pour mettre en pratique sa nouvelle vie, elle retourne dans son entreprise et se donne deux ans pour monter son cabinet.

 

En 2001, elle quitte Paris pour s’installer à Vichy, en Auvergne, dont elle est originaire : « C’est une région de bien-être, ce qui est cohérent avec ma nouvelle profession. » Et c’est aussi plus facile financièrement de monter son cabinet en province.

 

SE LACHER !

 

Chantal ne le cache pas, il lui a fallu trois ans pour asseoir sa clientèle. Trois ans qui ont nécessité des sacrifices financiers. Heureusement, « quand vous faites quelque chose qui vous plaît, vous avez moins besoin de compenser en achetant ».

 

Des patients de 25 à 80 ans se succèdent dans son cabinet, des patients qu’elle aide à s’épanouir par des exercices, des patients dont elle calme les angoisses : « J’essaye de “mettre la personne dans son corps”. C’est gratifiant de voir quelqu’un sortir du cabinet le visage ouvert, souriant. »
Tous les deux mois, Chantal revient à Paris pour parfaire son apprentissage avec des formations de coaching en développement personnel. Elle prévoit déjà d’élargir son offre, auprès des entreprises, par exemple.

 

Forte de son expérience, Chantal conseille aux candidats à la reconversion d’avoir confiance en eux : « Préparez calmement votre projet, renseignez-vous, posez-vous les questions qu’il faut. Et après seulement, parlez-en à vos proches, quand vous êtes suffisamment armé et sûr de vous pour entendre leurs critiques. Cette période de changement, c’est une période d’hypersensibilité. »

 

Elle leur recommande aussi de… se lâcher : « Osez être créatif, la société est trop politiquement correcte ! »

 

 

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© MAUD SIMON / Fais ce qu'il te plaît / Witch in the city / My Genius / Little Big Soul, 2019.

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