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ET AUSSI

Dessinez VOTRE courbe du bonheur

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, quand je regarde cette courbe, je me dis que quelque chose cloche sérieusement.

 

Notre degré de bonheur décroît inexorablement à partir de nos 20 ans pour tomber au plus bas à 50 ans. Il faut ensuite attendre 60 ans (soit l’âge approximatif de la retraite), pour retrouver un bien-être égal à celui de nos 20 ans, et 70 ans pour atteindre un degré de bonheur maximal.

 

Ce qui veut dire qu’en moyenne, la période durant laquelle nous sommes le moins heureux est la période  pendant laquelle nous travaillons. Plus les gens avancent dans leur vie active et plus ils sont insatisfaits.
De là à lier moral en berne et activité professionnelle, il n’y aurait qu’un pas que je ne me permettrai pourtant pas de franchir.
 Il existe en effet une multitudes d’autres facteurs qui peuvent contribuer à expliquer cette chute du sentiment de bien-être durant la vie active: les difficultés conjugales, les charges financières, les rythmes de vie frénétiques, l’éducation des enfants…

 

Mais tout de même, c’est troublant. Parce que lorsqu’on croise ces conclusions avec les données de l’enquête Summer destinée à évaluer les principaux risques auxquels sont soumis les salariés,  la corrélation travail – insatisfaction semble se confirmer.


Car d’après cette enquête, 61% des salariés français déclarent exercer un métier stressant, 48% trouvent leur travail décourageant et 59% rapportent avoir du mal à concilier vie privée et vie professionnelle.

 

L'Organisation Mondiale de la Santé considère ce malaise professionnel en « croissance rapide » et le problème est tellement pris au sérieux que Xavier Bertrand, ministre du travail, a commandé en mars 2008 une enquête sur le stress au travail. (rapport complet sur http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/RAPPORT_FINAL_12_mars_2008.pdf).
Les auteurs y préconisent d’agir sur les causes du stress (mieux répartir la charge de travail, revoir les méthodes d’évaluation du personnel, redéfinir les responsabilités de chacun…) et d’aider les salariés à mieux s’adapter aux circonstances stressantes, c’est à dire à mieux gérer leur stress (au travers de la relaxation, de la formation à la gestion des conflits, à l’intelligence émotionnelle…).

 

Mais à aucun moment dans cette étude il n’est abordé la question, pourtant sine qua non, de l’adéquation du travailleur avec son travail. C’est à dire, qu’en gros, selon cette étude, si une personne se sent mal dans son travail, c’est soit parce que les conditions de travail sont médiocres, soit parce qu’elle n’est pas assez « émotionnellement intelligente » pour résister à ces conditions de travail médiocres…
Et si pour nombre de personnes insatisfaites de leur travail, la question n’était pas là (ou pas uniquement)?
Et si  la première question à se poser quand le travail nous empoisonne était: Est-ce que mon métier me plaît?

 

Alors bien sur, oui, évidemment, il est indispensable d’optimiser la forme du travail (c’est à dire les conditions de travail), mais quid du fond? 

 

J’aurais volontiers ajouté à cette étude une autre préconisation pour lutter contre les effets du stress; elle devrait d’ailleurs être prise en compte avant les deux autres:
Préconisation n°1: Vérifier que le travailleur aime son travail.
Cela peut sembler d’une absolue évidence, et pourtant, jamais ou presque, ce facteur élémentaire n’est pris en considération.

 

Se demander si notre travail nous plait vraiment, et répondre avec honnêteté, c’est choisir de reprendre notre crayon des mains de la fatalité pour commencer à dessiner soi-même sa propore courbe du bonheur.

 

Et faire ainsi mentir les statistiques avec délice.

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Mon Ange Gardien ressemble à Paul Rudd

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© MAUD SIMON / Fais ce qu'il te plaît / Witch in the city / My Genius / Little Big Soul, 2019.

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