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L’art de vivre sa vie avec passion (2ème partie)

Article de Stacy Wiebe avec la collaboration de Heather Harris, Meena Narayan, Isabel Roland, Olga Taranova, Joanne Thomas et Joy Wan.

 

Accepter de payer le prix

 

Quand on est profondément concerné par quelque chose, cela implique risque et engagement. La brésilienne Silvana G. Bertaconi Reis est danseuse. La grâce pleine d’aisance des mouvements exécutés apparemment sans effort est seulement obtenue après une demie-journée de travail. « A 32 ans, c’est un véritable sacrifice. Il y a des souffrances et des indispositions physiques, mais je veux continuer. La danse me donne une vie intérieure. » Silvana danse aussi pour « transmettre de la vie » aux autres.
Contrairement à la plupart des danseurs qui grandissent dans les milieux sportifs, Silvana n’a commencé à s’entraîner réellement qu’à l’âge de 19 ans. Elle n’a pas fait d’école de danse officielle, mais elle a été encouragée par des amis qui s’étaient rendus compte de son talent.
Elle trouve que c’est inspirant de servir de modèle à la nouvelle génération de danseurs. « Ils peuvent voir notre motivation parce que nous faisons partie des ‘vieux’ . » Son conseil : « Vous devez vivre à fond ce que vous aimez. Ce n’est pas facile d’obtenir ce que vous aimez vraiment. Surmontez les barrières, les difficultés. Survivez sous la pluie, sous le soleil et à travers les orages. »

 

Etre souple, être créative, être entière

 

La passion ressemble au désordre. Si on découvre que l’on est passionné de quelque chose qui ne fait pas partie de sa vie actuelle, doit-on tout laisser tomber pour poursuivre sa « nouvelle » passion ? Et les contraintes d’argent et de temps ? Même les meilleures choses de la vie, nos relations familiales, nos enfants, notre conjoint, peuvent être une façon de mettre de côté une passion. Les femmes que nous avons interviewées nous ont dit que la passion doit s’adapter aux flux et reflux de la vie.


Pour la russe de 44 ans Marina Veduta, la musique était toute sa vie. Elle se souvient de quand, encore étudiante, elle a entendu les études du compositeur russe Skyrabin. « Il n’y a pas de mots pour exprimer le plaisir que j’ai eu! Mais je me souviens très clairement que quand ça s’est arrêté, j’ai pensé que je ne pourrais plus jamais vivre pour quelque chose d’autre, que je ne revivrais plus jamais d’expérience aussi grande. » Aujourd’hui, Marina a grand plaisir à s’occuper de ses deux filles et à donner des leçons de musique. « Je passe mon temps à faire des choses que j’aime, » dit-elle. « J’ai souvent dû sacrifier ma carrière musicale pour ma famille, mais je n’ai jamais eu de regrets. Et bien que je ne sois pas devenue une pianiste célèbre, tout est super à la maison, » dit-elle. Pendant que nous parlions avec elle, Marina était impatiente d’emmener ses filles voir le Macbeth de Verdi, une autre manière de continuer à assouvir sa passion. « N’hésitez jamais à passer du temps avec vos passions, à vous investir toute entière pour quelque chose ou pour quelqu’un, » nous dit Marina. « Ressentez brillamment. Sinon la vie peut devenir trop grise. »
Dans les flux et reflux de la vie, une passion peut disparaître, mais seulement  pour faire place à une autre.
C’est ce qui s’est passé avec Lynne. Elle était tellement passionnée d’équitation depuis l’âge de six ans, qu’elle n’a même pas eu de petit ami avant d’avoir 18 ans. « Je croyais que les chevaux étaient tout, » dit-elle avec le recul. « La sensation du vent dans vos cheveux, vous ne pouvez pas l’avoir ailleurs. » Cependant, avec le temps, la mariage, les grossesses et les contraintes financières ont empêché Lynne de continuer son style de vie d’écuyère avec un abandon total. Mais elle a trouvé un débouché pour sa passion, du moins pour l’instant, en étant juge bénévole dans des concours hippiques. Elle prend aussi plaisir à encourager son fils Alex qui, à huit ans, montre des affinités pour les chevaux. « Puisque les chevaux nous rapprochent, mon fils et moi, »  dit-elle, « cela engendre deux choses : des moments de qualité et une bonne éducation des enfants. »
Car pour l’instant, dans la vie de Lynne, c’est sa famille qui est sa passion première. Son propre passé douloureux accroit son désir de s’investir de son mieux dans les relations. « Je viens d’une famille brisée, alors j’essaye de donner à mes enfants un foyer équilibré. Je passe du temps avec eux. Je m’implique dans leurs écoles. J’emmène les enfants visiter des lieux historiques et je leur apprend des choses qu’ils ne pourraient pas apprendre avec la télévision.

 

« Un jour, je reviendrai à mes autres passions, » déclare Lynne. Mais en attendant, cette secrétaire médicale danse avec ses enfants dans la cuisine et apprend de nouvelles recettes. Elle rêve de posséder un jour sa propre écurie, peut-être même un ranch. Et elle continue à vivre passionnément. « Trop de gens ont la lèvre supérieure pincée… C’est important pour votre qualité de vie d’avoir des passions. Vous devriez les assouvir. »

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© MAUD SIMON / Fais ce qu'il te plaît / Witch in the city / My Genius / Little Big Soul, 2019.

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