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Mange, prie, aime

 

Pour ceux qui connaissent le thème du livre « Mange, prie, aime » d’Elizabeth George, vous pouvez aisément imaginer pourquoi je me suis précipitée au cinéma dès le premier jour de la sortie en salle de son adaptation, c’est à dire avant-hier. Pour les autres, voici un petit résumé: Le livre est un récit autobiographique dans lequel Elizabeth, dite Liz, raconte le chemin qu’elle a emprunté pour se (re)trouver après s’être progressivement dissoute pendant des années dans une vie en apparence parfaite, mais qui ne lui convenait pas; jusqu’à perdre totalement l’accès à ses véritables désirs, valeurs, rêves.
Comment, en quittant tout, en voyageant seule , en retrouvant le goût de manger, en méditant et en priant, en ouvrant de nouveau son coeur, elle a pu remettre en place toutes les pièces de son puzzle et être enfin et simplement… bien.
Evidemment, tous les changements de vie, ou toutes les quêtes existentielles ne passent pas nécessairement par une rupture radicale avec son mode vie ou par une expatriation. Le cheminement peut se faire chez soi, l’important étant de se poser les bonnes questions, et d’en accepter les réponses.
Mais il y a à apprendre de ce parcours initiatique moderne, profond et souvent hilarant. Un peu rapidement classé dans la catégorie « Chick litt » (littérature pour filles), m’est avis que chacun (hommes compris ) peut trouver dans ce témoignage inspiration et matière à réflexion.

 

Je vous laisse avec ce passage du livre de Liz, que je trouve très pertinent:

 

« Mes pensées se tournent vers une histoire que j’ai lue autrefois, une fable à laquelle croient les bouddhistes zen. 
Ils disent que la création d’un chêne n’est rendue possible que par la mise en oeuvre de deux forces concomitantes. Evidemment, tout commence avec le gland, la graine qui recèle toutes les promesses, tout le potentiel, et qui va se transformer en arbre. Tout le monde peut observer ça. Mais seuls quelques-uns peuvent voir qu’une autre force est également à l’oeuvre dans ce processus – et n’est autre que le futur arbre lui-même, qui veut tellement exister qu’il extirpe du gland le principe de son être, qu’il extrait le jeune plan du vide par la force de son désir et guide son évolution du néant vers la maturité. A cet égard, disent les bouddhistes zen, c’est le chêne qui crée ce même gland dont il est issu.
Je pense à la femme que je suis devenue ces derniers temps, à la vie qui est la mienne aujourd’hui, je pense au fait que j’ai toujours ardemment voulu être cette personne et vivre cette vie, être libérée de la mascarade de la représentation et des faux-semblants. Je pense à tout ce que j’ai enduré pour en arriver là, et je me demande: « Est-ce moi – ce moi heureux heureux et équilibré qui est en train de somnoler sur le pont de ce petit bateau de pêcheur indonésien – qui tout au long de ces éprouvantes années a tiré cet autre moi, plus jeune, plus désorienté et qui passait son temps à se débattre? Ce moi plus jeune était le gland riche de potentiel, mais c’était mon moi plus vieux, le chêne déjà existant, qui me disait tout ce temps: « Oui, pousse! Grandis! Change! Evolue! »

 

Cette fable nous explique qu’il faut oser sortir de sa zone de confort pour rejoindre le chêne, dans sa complétude et sa maturité . Et pour ce faire, il n’est pas besoin d’attendre. Alors, comme dirait Liz, « Attraversiamo »; Traversons…

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© MAUD SIMON / Fais ce qu'il te plaît / Witch in the city / My Genius / Little Big Soul, 2019.

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