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ET AUSSI

La crise de tête

 

J’ai écrit cet article en 2008. J’aurais pu écrire le même aujourd’hui…

 

7h30, j’allume la radio, le flash: « La crise menace les pauvres….Adecco supprime 600 postes…Le fleuron du textile amiennois délocalise son activité et supprime une cinquantaine de postes….La bourse a ouvert  à la baisse…La crise financière se transforme en crise économique…………………………………….. »

 

Je n’ai pas comptabilisé précisément le nombre d’occurence du mot « crise » dans une journée (il faudrait  en fait être pourvu d’un esprit bionique pour y parvenir) mais ce que j’ai évalué très précisément, c’est mon humeur après chaque flash. Je dirais que sur une échelle de 10 points, mon humeur perd facilement 4 points en moins de 5 minutes. Et ce score est cumulable. Ce qui fait que,  si je n’y prête pas garde, mon humeur frôle les – 10 en fin de journée. C’est à dire qu’elle gêle. Comme la bourse. Mais, fort heureusement, j’y prête une GRANDE attention.

 

Parce que bon, alors voilà, c’est dit: c’est la CRISE. A moins d’avoir sombré dans une faille spatio-temporelle ou d’être subitement frappé d’amnésie massive, cette information ne devrait pas vous avoir échappé. Mais qu’est-ce qu’on fait maintenant? J’ai pour ma part plusieurs idées:

  •  On tremble de tous ses membres. TOUS.

  • On solde son livret A et on cache ses économies dans un mini coffre-fort personnel en titanium ultra sécurisé avec sextuple combinaison et alarme reliée au Pentagone

  • On gémit dès que possible « Oh mon dieu, quelle horreur, c’est la crise »

  • On prend une tête d’enterrement (plus tombants vos coins de bouche, plus tombants..!) parce que décidément, c’est la crise

  • On s’habille en noir. Oui, oui, les sous-vêtements aussi

  • On ne sort plus, on reste chez soi et on regarde l’évolution de la crise sur i-télé

  • Avant de se retrancher dans son bunker, on pense à faire des provisions de sucre et de riz

  • On se branche sur France Info dès que possible pour suivre le cours de la bourse et on se lamente bruyamment quand elle perd un point, en s’enfonçant chaque fois un peu plus profondément dans son canapé

  • On perd l’appétit; c’est mieux parce que d’une part, c’est de circonstance et que d’autre part, on dépensera moins.

  • Entre deux flashs, on (re)lit « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » de Stig Dagerman – On appelle ses amis pour leur dire adieu parce que la fin du monde est proche

Et,  élément essentiel parmi les éléments essentiels:

  • On renonce à ses rêves, à TOUS ses rêves. On renonce à ses projets. On arrache du dictionnaire toutes les pages contenant les mots: Espoir, potentiel, enthousiasme, rêve, créativité, audace, confiance, passion, envie, force, réalisation, optimisme, humour… Mais bon, ça, ça coule de source. Puisque, ne l’oubliez pas, vous aurez besoin de papier pour alimenter le feu dans votre bunker, et ainsi ne pas mourir de froid.

Sinon, j’ai bien une autre suggestion à vous faire. Vous éteignez 2 minutes la radio et vous lisez ça:

 

Cette grandiose opportunité

 

Là où tu te trouves en ce moment, quoique tu penses, les possibilités s’étendent dans toutes les directions, aussi loin que tu peux l’imaginer. Lesquelles vas-tu choisir de suivre ?

 

Il existe des choses dont tu ignores encore tout et que tu peux apprendre. Il existe des endroits dont tu n’as jamais entendu parler, que tu peux découvrir et apprivoiser.

 

Il existe des combinaisons infinies de gens, de lieux, de choses, d’idées, d’évènements prêts à rentrer dans ta vie. Lesquelles choisiras-tu d’expérimenter ?

 

Il existe de grandes réussites, parfaitement conçues pour toi, que tu ne soupçonnes même pas.

 

Il existe des choses de grande valeur qui peuvent découler de tes passions, de tes compétences, de ton savoir, de ta volonté et former un tout qui a vraiment du sens.

 

Les problèmes sont nombreux dans ce monde mais ils sont très peu en comparaison avec toutes les possibilités de vie riche et pleine. Aujourd’hui, à cet instant précis, tu as l’opportunité de choisir parmi une  fabuleuse variété de chemins potentiels.

 

Une nouvelle vie peut commencer maintenant, avec la respiration que tu es en train de prendre. Saisis cette grande opportunité et fais en quelque chose de vraiment sensationnel.

 

Ralph Marston

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