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ET AUSSI

« On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on retrouve »

 

Ouais, ouais, ouais… Question : Qui a bien pu pondre un tel proverbe ? De toute évidence, pas Gandhi, ni Mère Thérésa, ni Martin Luther King, ni l’Abbé Pierre, ni Léonard de Vinci, ni Wolfgang Amadeus Mozart, ni Marie Curie, ni Mick Jagger, ni Roger Federer, ni Maud Fontenoy, ni Richard Branson, ni Christophe Colomb, ni Steve Jobs, ni…. La liste est extensible à l’envie.

 

Cela me semble plutôt l’œuvre d’une personne désabusée et un peu aigrie, très moyennement satisfaite de sa vie mais qui, par crainte de tomber plus bas, se frappe elle-même d’immobilisme.

 

Ce n’est pas que cette affirmation soit fausse. Elle est même d’une absolue véracité. Plus vrai, tu meurs. Puisque par définition, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Mais sous des airs de truisme inoffensif se cache un redoutable mercenaire.

 

Dans la même bande, on trouve aussi, entre autres :

 

–   « Qui va à la chasse perd sa place »
–  « On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre »
–  « Mieux vaut tenir que courir »
–   « Il ne faut pas demander la lune »

 

On les aime bien ces proverbes et ces dictons parce qu’ils sentent la confiture et l’encaustique et qu’on a l’impression d’être assis dans le salon de mamie Germaine. Mais vous avez devant vos yeux des tueurs de rêves ; ni plus ni moins. Qui gravitent dans notre inconscient collectif avec des centaines d’autres tueurs pour finir par former une puissante Brigade Anti-Rêves (la terrifiante B.A.R). Au fil des ans, si nous n’y prenons pas garde, cette brigade colonise insidieusement notre esprit et notre cœur et nous paralyse.

 

Ses meilleures alliés sont la prudence, le confort, la sécurité, l’immobilisme, l’apathie, la méfiance. L’objectif de la B.A.R est simple : Faire de nous des êtres mous et résignés en nous privant d’un de nos plus puissants carburants : nos rêves et nos passions. Nous convaincre que nous sommes très bien comme ça et qu’on a vraiment tout intérêt à rester dans les rangs. En gros, la B.A.R. veut éviter tout mouvement. Parce que le mouvement représente un risque, un danger, une zone d’ombre.

 

Regardez de quelle manière fonctionnent toutes les dictatures: Elles ramollissent leurs populations. Elles émollient leurs pensées, leurs spiritualités, leurs émotions. Elles déprogramment et reprogramment. Elles annihilent l’esprit critique et injectent un peu de peur, juste ce qu’il faut pour clouer sur place toute volonté individuelle ou collective, toute initiative. Nous avons l’extraordinaire chance de vivre en démocratie. Et pourtant, nous sommes plus souvent qu’on ne le pense aux prises de notre propre dictature intérieure.

 

Lorsqu’on est enfant, nous avons de sérieuses défenses contre la B.A.R : notre foi, notre croyance en l’impossible (qu’on ne considère d’ailleurs pas comme étant impossible), notre enthousiasme, notre énergie, notre confiance en nous-même et dans le monde.

 

Ce sont avec ces armes qu’il faut combattre notre B.A.R, notre petit despote personnel. Ce sont ces qualités extraordinaires qu’il faut reconvoquer, qu’il faut se réapproprier, qu’il faut sentir de nouveau vibrer en nous. Parce que avancer, changer, se rapprocher de ses rêves, faire ce qui nous plait, c’est vivre. Vivre vraiment et pas seulement exister.

 

Et tant pis si on fait des erreurs, tant pis si on tombe parfois. Notre vie sera de toutes les manières 100 fois plus riche, plus épanouissante, plus intéressante que si nous nous satisfaisons d’une tiède hibernation.

 

Il est toujours temps de rejoindre les rangs de la résisance. Bon sang, ne nous laissons pas lobotomiser par nous-même ! Bougeons, BOUGEONS! Allez, du nerf!

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© MAUD SIMON / Fais ce qu'il te plaît / Witch in the city / My Genius / Little Big Soul, 2019.

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