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Caroline Duffaud, de la com' à la Brocante

 

Chouette rencontre avec Caroline Duffaud, qui s'est créé une activité sur-mesure en ouvrant Jour de Broc, une boutique-malle aux trésors épatante.

Elle nous parle de son parcours:

 

  • Parlez-nous un peu de votre parcours, que faisiez-vous avant de créer votre activité actuelle ?

Avant de devenir brocanteuse, j’ai travaillé pendant plus de 20 ans dans la communication, l’événementiel et les relations presse. Les 10 dernières années j’ai travaillé à mon compte pour l’agence ‘de cause à effet’ que j’avais créé.

 

  • En quoi consiste votre métier? De quoi sont faites vos journées ?

Aujourd’hui je me consacre exclusivement à la brocante. Mes journées sont bien remplies, mais beaucoup moins stressantes que dans mon ancien métier. Une partie est consacrée à rechercher des objets anciens et l’autre partie consiste à accueillir mes clients dans la boutique.

 

  • Comment et quand s’est passée votre « rencontre » avec cette activité? (Ou comment l’idée vous est-elle venue ?)

En fait, j’avais eu l’idée de devenir brocanteuse mais à la retraite, c’est à dire 25 ans plus tard ! En en parlant avec un ami, j’ai réalisé que je pouvais me donner les moyens d’essayer la brocante avant la retraite, pour voir si l’idée était bonne. Et je me suis lancée.

 

  • Comment avez-vous senti que vous deviez créer cette activité ?

Au début, il n’était pas question de lâcher mon activité de consultante en communication, mais plutôt de monter cette nouvelle activité en parallèle, comme un hobby, le week-end.

Ainsi, j’ai loué mon 1er stand aux Puces de Saint Ouen et l’aventure a commencé au marché Jules Vallès, puis au Marché Vernaison. La semaine j’étais communicante et la weekend pucière ! Bien sur tout mon temps libre était consacré à chiner des objets.

 

  • A quel moment avez-vous su que vous alliez en faire votre activité professionnelle ?

Je crois que le déclic s’est fait en 6 mois à peine. Je me sentais tellement à ma place dans cette nouvelle vie, que devenir brocanteuse m’a paru être une évidence. Mais je ne pouvais pas lâcher mes clients et mes missions sur un coup de tête. J’avais des engagements je devais donc être raisonnable et raisonnée.

 

  • Comment s’est passée concrètement votre reconversion ? S’est-elle faite d’un coup ? ou plus graduellement ? D’ailleurs, parleriez-vous de reconversion ou emploieriez-vous un autre terme ?

Techniquement on pourrait parler de reconversion, mais en fait il s’agissait pour moi d’être tout en fait à accord avec ce que j’avais envie de continuer à construire dans ma vie professionnelle : un cadre et un outil de travail sur mesure. Et comme je ne me voyais pas vieillir dans la communication, il s’agissait plus de m’inventer une façon de travailler qui me corresponde en tout point. Et je l’ai trouvée ! Je pense que ce changement de cap s’est mis en place en un peu plus d’une année. Il m’a fallu le temps de terminer les missions de communication sur lesquelles je m’étais engagée, d’ expliquer à mes clients pourquoi je ne poursuivrais pas avec eux, et pour certains de trouver une consœur pour reprendre mes missions. J’ai fermé ma société après 10 ans d’existence et j’ai quitté la com proprement, la tête haute et sans regret !

 

  • Avez-vous parfois douté ? Avez-vous rencontré des obstacles ? Avez-vous été tentée de faire marche arrière et de revenir à une activité plus classique ?

Bien sur il m’est arrivé de douter de mes choix : Laisser tomber cette lubie de brocante, ou conserver les 2 activités en parallèle, ou lâcher la com et faire de la brocante à plein temps. Mais physiquement ca devenait compliqué de travailler 7 jours sur 7 à un rythme soutenu. Il m’a donc fallu faire un choix et j’ai choisi le plus agréable et amusant à mes yeux : la brocante. Le seul obstacle était financier : allais-je gagner ma vie avec la brocante ? J’ai fait le pari que ca marcherait.

 

  • Rencontrez-vous des difficultés au quotidien ?

Non pas de difficulté particulière, si ce n’est que je trouve les journées trop courtes pour gérer et la boutique et la recherche d’objets. Mais au fond j’ai tout mon temps maintenant !

 

  • Y-a-t-il une ou des partie(s) de votre métier que vous n’imaginiez pas exister ? Avez-vous été surprise par certains de ses aspects ?

C’est un métier plein de surprises, tant dans les objets que je peux dénicher que dans les rencontres humaines. Je découvre le métier de commerçante et ca me plait beaucoup.

 

  • Avez-vous la sensation d’avoir trouvé votre vocation ? D’être à votre place ?

Sans aucun doute, je me sens tout à fait à ma place !

 

  • Comment vous sentez vous justement, maintenant que vous êtes à votre place ? Quels sont les bénéfices que vous en retirez ? (intérieurement, mais aussi dans votre vie quotidienne)

Mon métier me passionne et m’amuse beaucoup. J’apprends tous les jours, je rencontre beaucoup de personnes, il y a de nombreux échanges. Du coup je me sens tout à fait en harmonie avec mes choix de vie : Faire ce que j’aime et à mon rythme. J’ai toujours des RDV mais plus de réunions, je suis au milieu d’objets qui racontent des histoires. Bref j’ai inventé mon univers de travail et ça, ça vaut, pour moi, tout l’or du monde !

 

  • Aucun regret de votre vie d’avant ?

Aucun regret ! J’ai beaucoup aimé travailler dans la communication, je m’y suis épanouie, mais aujourd’hui la brocante me convient davantage. Et tout ce que j’ai appris dans mon ancien métier me sert aujourd’hui. Donc non, aucun regret.

 

  •  Auriez-vous envie de donner un conseil à des personnes qui envisagent de créer leur activité ou de se reconvertir?

Se reconvertir c’est anticiper et construire les années professionnelles à venir. C’est donc une décision importante qu’il faut murir soigneusement. Il est essentiel aussi d’être soutenu dans ce changement par ses proches ou d’être aidé par un professionnel, pour ne pas laisser le doute ou le découragement nous envahir. Créer une activité, quelle qu’elle soit, demande du temps, un investissement total, de l’énergie et c’est voir la vie avec une dynamique nouvelle, dont il ne faut pas avoir peur. C’est aussi renoncer à certaines habitudes pour en créer de nouvelles…

 

  • Aimeriez-vous ajouter quelque chose ?

Imaginer son propre outil de travail et le créer, c’est quand même super, non ?!

 

 

Pour jeter un oeil aux merveilles qui peuplent la boutique de Caroline:

 

https://fr-fr.facebook.com/pucesjourdebroc/

https://www.instagram.com/jourdebroc/

Jour de Broc, 109 rue Lamarck, 75018 Paris

 

 

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