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Comment la Magie est-elle entrée dans ma vie?

 

Je vais vous confier quelque chose de très personnel. Ma relation avec la magie, et son origine.

 

Je vais tout de suite apporter la réponse à la question soulevée dans le titre:

La magie est entrée dans ma vie très tôt.

 

D’aussi loin que je m’en souvienne, je fabriquais de drôles de potions avec les herbes et les fleurs du jardin.

 

Je jouais au tennis, seule, renvoyant une balle sur le mur du même jardin, et ce n’était pas le tennis en lui-même qui m’importait, mais la transe légère, l’espace mental, émotionnel et spirituel, qui s’offrait à moi par cette pratique de renvoi de balles régulier, qui me permettait de me connecter et de dialoguer avec à des entités, des esprits -imaginé(e)s, peut-être, sans doute, mais le résultat était le même: je me sentais plus forte, je me sentais protégée, je me sentais guidée. 

 

Je faisais des rêves, qui s’avéraient, le lendemain ou les jours d’après, être prémonitoires.

 

J’écrivais des formules dans mon journal intime.

 

Je partageais des mondes mystérieux avec mon meilleur ami. 

 

J’étais une enfant. Et comme pour la plupart des enfants, le monde n’était pas si divisé. Entre: le monde « rationnel" « logique », « réel »; et un monde plus mystérieux, plus éthéré, plus « impalpable ». 

Cette dimension « mystique » était pour moi très palpable, et je ne la dissociais pas du reste de mon monde. Elle était une évidence. Elle était simple et juste…là. 

 

J’ai eu la chance immense d’avoir deux grand-mères extraordinaires. Et comme deux bonnes fées, chacune m’a amené un don:

 

L’une m’a offert l’amour inconditionnel, et je n’aurai, de ma vie entière, jamais assez de gratitude pour ce cadeau qui fut le sien. 

 

La seconde m’a accompagnée sur le chemin de la magie.

 

Je vais aujourd’hui parler de la seconde. Mamie Ange. Ça ne s’invente pas, ce surnom. Je ne sais pas d’où il vient. Mais je sais qu’il lui seyait parfaitement.

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Mamie Ange avait des grimoires dans sa merveilleuse bibliothèque. Des ouvrages du quinzième siècle, d’autres plus récents. Que je dévorais avec exaltation, curiosité insatiable, fascination. Des livres en vieux français, où les F étaient des S (ou était-ce l’inverse?).

Et je reportais minutieusement chaque recette aimée, chaque sortilège passionnant, dans un petit cahier.

 

Mamie Ange tirait les cartes et possédait une remarquable collection de Tarots. Que je regardais et manipulais, fascinée par leurs illustrations, leur solennité, leur pouvoir. Celui que je leur conférais, tout du moins.

Puis Mamie Ange m’a offert le mien; mon premier Tarot, à mes 12 ans. Emerveillement.

 

Et j’ai consulté mille fois le petit livre qui y était associé, apprenant par coeur la signification de chaque carte, l’interaction entre les lames, les différents tirages. Et me voilà donc à tirer les cartes moi-même, avec mon propre jeu. 

Dans le même temps, je découvre, ou plutôt je sais, que je veux devenir psychologue. Que je veux aider les gens. Comment vais-je aider les gens? Je ne le sais pas encore. Mais je vais être psychologue, cela, j’en suis sûre. 

Et les deux mondes restent joints. Demeurent intriqués, très longtemps. 

 

Je grandis et ma relation avec Mamie Ange ne fait que s’embellir et s’approfondir. J’ai 18 ans, j’ai 25 ans, j’en ai 29, et nous tirons les cartes. Toujours, nous tirons les cartes. 

Nous nous téléphonons, loin, géographiquement que nous sommes: Paris-Dijon. Jeux similaires en main, et nous parlons de nos tirages. 

Nous nous voyons et tirons les cartes ensemble. Nous joignons nos interprétations. J’apprends de plus en plus à m’éloigner du petit livre. Je laisse la place à mon intuition. Je décèle les histoires, les problématiques, je perçois les non-dits, les significations cachées. J’avance, pas après pas, dans ce monde familier et occulte.

 

Parfois nous lançons des sortilèges. Des sortilèges doux, et bienfaisants. Autour de la table de la cuisine, nous mêlons des ingrédients, nous écrivons des intentions sur des morceaux de papier, nous lisons des recettes, et nous rions aussi. Beaucoup. 

 

Dans le même temps, je deviens psychologue. J’exerce en tant que coach. Je crée Fais ce qu’il te plaît. J’aide les personnes qui me sollicitent à trouver ce qu’elles souhaitent vraiment faire.

Je coache le jour, et je tire les cartes la nuit.

 

J’ai 30 ans, et Mamie Ange nous quitte. Et une part de mon monde s’en va avec elle. Sans que je le remarque tout à fait. Pas tout de suite. L’immense tristesse, bien sûr. Mais pas encore la conscience de ce que j’abandonne.

 

Puis j’ai 35 ans. Et mon éditrice attend mon prochain livre. Un livre plus « spirituel », différent du premier. 

Et je coule.

Moi, « bonne élève » qui rends toujours le travail à l’échéance demandée, je ne peux rien délivrer. Je demande un délai. J’en demande deux. J’en demande trois. J’en demande quatre.

Je pars en retraite dans un couvent, pour écrire. J’en reviens pleine. Mais pleine de questions, pas de réponses.

Et je ne peux toujours rien rendre. 

 

Je compte les jours qui me séparent du rendu de mon manuscrit. J’angoisse terriblement. Je ne dors plus. 

Je me noie. Je ne comprends plus rien. Je m’interroge. Je cherche des réponses. 

Je suis en train de traverser une « nuit noire de l’âme ».  Celle que j’ai si souvent vue à l’oeuvre chez mes client(e)s. Celle que j’ai pu accompagner tant de fois. Mais que je n’ai jamais vécue encore; pas de cette façon-là. 

 

J’annonce, mortifiée, à mon éditrice, que je dois sortir du calendrier éditorial. Qu’il faut annoncer aux commerciaux que mon livre, déjà présent sur Amazon, ne sortira pas dans les temps impartis. 

Je reçois un email merveilleux de celle-ci. Qui me dit de prendre le temps dont j’aurai besoin. Hélène. Merci mille fois. 

 

Je refais surface. Je continue mes séances. Et quelque chose manque pourtant. Mais quoi. Qu’est ce qui ne va pas?

Moi qui ai démissionné d’un poste salarié, et créé, à 26 ans, mon activité professionnelle de toute pièce, à mon image, selon les élans de mon coeur; moi qui accompagne tous les jours des personnes qui cherchent leur mission, le sens à donner à leur vie. Leur vocation.

Où suis-je, dans tout ça? Où suis-je donc? 

Partout.

Nulle part.

 

Ou plutôt, quelque part, au hasard, ce jour-ci. Je suis sur Internet.

Je navigue. Qu’est-ce-qui me fait arriver sur un site où l’on parle de Tarot? Je ne saurais dire. Mais je suis là. Sur ce site. Et l’on y discourt de Tarot. Blessed synchronicity.

Et je lis. Et je parcours. Et je scroll. Et je re-lis. Et je regarde. Et quelque chose en moi, venu de loin, et venu de très près aussi; s’anime. Se ré-anime, plutôt.

Le Tarot. Les cartes. Que je n’ai pas touchées depuis le départ de ma grand-mère. Pas une. Pas un tirage. Depuis mes 30 ans. 

La Magie. 

Mon monde. Mon univers. Mon Elément. 

 

Et je n’ai rien vu venir. Je ne me suis aperçue de rien. Cinq ans se sont écoulés, et je me suis coupée, sans m’en rendre compte, pas une seule seconde, de ma source. De mon évidence.

De ma Magie.

Je me suis affairée, tant bien que mal.

J’ai noté des objectifs sur des plannings. J’ai pris des rendez-vous. J’ai fait bonne figure. J’ai tenu le cap imparti (mais lequel exactement?).

J’ai fait. Donné. Acquiescé. Produit.

J’ai répondu aux demandes. 

 

Mais je me suis coupée de mon Element fondamental.

Et ce jour. Oh, ce jour.. Où le Tarot m’a été représenté….

Ce jour: mon coeur a recommencé à battre vraiment. Mon âme a retrouvé son souffle. 

Parce qu’elle a retrouvé sa magie. Sa source spirituelle. 

 

Et depuis…

J’ai reconnecté mes/les deux mondes. Qui ne devraient réellement n’en faire qu’un. 

Je suis psychologue. Et je suis un brin (beaucoup? :) sorcière. 

So what? So good!

Nous avons, plus que jamais, je le pense profondément, besoin de réinjecter du mystère dans notre quotidien pragmatique, normé, et bien trop organisé. 

Nous avons besoin de flow, d’aléa, de synchronicités, de magie. 

De poésie, de relaxation, de joie pure, d’insouciance. 

De ballades en pleine nature, de chansons chantées à pleine voix, de très beaux rituels, de bains qui durent des heures.

Nous avons besoin de créer, pour le plaisir de créer, avant d’anticiper le résultat. 

De danser, pour le seul plaisir de danser. 

D’écrire, pour le seul plaisir d’écrire.  

 

Nous avons besoin d’écouter notre âme quand notre esprit est saturé de pensées et d’injonctions, de délais, de timings.

Bon sang, mes amies, nous en avons tant besoin. 

Nous avons besoin d’être nous-mêmes. De prendre le temps déjà de sentir qui nous sommes. Puis d’oser être, de plus en plus, qui nous sommes.

 

J’ai à coeur aujourd’hui de vous transmettre des outils pas seulement « psychologiques » mais aussi spirituels. Appelons-les des outils psycho-spirituels.

J’ai à coeur de vous emmener avec moi. De vous faire partager ce que j’ai appris. 

Parce que je pense fondamentalement que nous avons éminemment besoin de ces deux dimensions; qui n’en forment qu’une!

 

Nous sommes des femmes (et quelques hommes dans cette mailing list, chouette!) ancré(e)s dans « la » vie. Nous produisons , nous travaillions, nous planifions.

Mais/et, nous avons, plus que jamais besoin également, de nous re-connecter à notre âme, au pouls de la Vie, à l’Univers, au Mystère qui nous entoure. A notre Magie. 

J’oeuvre, pour cela. J’oeuvre, de tout mon coeur, pour que ce que nous pensons, peut-être, être des mondes séparés, se révèlent être les parties d’un même tout. 

Pour que nous nous retrouvions enfin pleines, et entières: pragmatiques ET magiciennes, rationnelles ET intuitives, fortes ET vulnérables.

 

Je vous embrasse fort,

À demain,

 

Maud

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© MAUD SIMON / Fais ce qu'il te plaît / Witch in the city / My Genius / Little Big Soul, 2019.

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